Les étrangers impliqués dans le trafic de drogue en Grèce

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Le racisme et la discrimination ont été utilisés comme des armes puissantes, inspirant la peur ou la haine des autres en temps de conflit et de guerre, et même en période de ralentissement économique. La Grèce est l’un des mauvais élèves de l'Union européenne en ce qui concerne le racisme envers les minorités ethniques. Le ressentiment anti-immigrant a longtemps été fort, en particulier contre les Albanais, qui forment la minorité la plus importante. Jusqu'aux années 1990, la Grèce avait été une société extrêmement homogène. Avec la chute du communisme de nombreux immigrants d'Europe de l'Est sont venus en Grèce. Les Albanais en particulier ont été la cible de beaucoup de sentiments racistes.

Certaines prises d'otages par des Albanais ces dernières années n’ont pas aidé la situation. Un nombre croissant d'étrangers ont été impliqués dans le trafic de drogue dans le pays. « La proportion de femmes étrangères impliquées dans les accusés de trafic de drogues a également augmenté de 9 pour cent à 30 pour cent au cours des dernières années», dit la cour.

Les tendances sont à la hausse disent les dossiers portant sur la consommation d'héroïne en Europe, comme le rapport annuel sur la situation des drogues en 2010, présenté au ministère de la Santé.

Les travaux de l'Agence européenne des médicaments, datant d’à partir de 2008, suggèrent que le cannabis reste la substance la plus populaire, 22,5% de la population l’a expérimenté en Grèce, dont une majorité des 15 à 34 ans.

 Il a été constaté que la Grèce connaît une consommation croissante de cocaïne, le nombre de personnes cherchant de l'aide pour addiction à la cocaïne ayant triplé au cours de ces dernières années.

Aujourd'hui en Grèce, il s’est formé un climat hostile à l'encontre des immigrants. Le nombre de prisonniers actuellement détenus dans le pays s’élève à 6150, dont 2.477 soit 40% sont des étrangers. 2280 des 2477 détenus, soit 92% des détenus étrangers, le sont pour violation de la loi sur les stupéfiants.

On lit quotidiennement dans les journaux grecs des histoires de trafics de drogue impliquant des étrangers. Les grecs ne s’intéressent pas à eux, ne veulent pas les connaître, leur parler, les aider, leur donner du travail, car ils ne les considèrent pas comme les autres, les Balkaniques, Égyptiens, Syriens, Nigériens, Philippins, Chinois ou Pakistanais qui sont venus travailler directement en Grèce après la chute du régime soviétique.

Un article 17-2 du Code des lois sur les drogues (luttant contre la prolifération des drogues, concernant la protection des jeunes, ainsi que prévoyant d'autres dispositions) dispose, concernant les étrangers condamnés pour violation de cette loi, que « le tribunal ordonne leur expulsion à vie du pays, sauf s’il y a des raisons importants, en particulier familiaux, qui  justifient l’absence d’expulsion. Pour mener à bien les dispositifs d’expulsion, il convient de se référer à l'article 74 du Code pénal.»

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